L’aéroclub du Giennois
Le club pratique le vol moteur et a développé une section d’aéromodélisme, fait vivre une école de pilotage et organise des voyages.
Pour les non initiés, des baptêmes de l’air et vols d’initiation sont mis en place.
La formation des élèves pilotes est assurée par quatre instructeurs diplômés d’Etat.
L’activité du club est principalement regroupée sur le week-end et les jours fériés.
Les jeunes étudiants dont les lycées et collèges sont conventionnés avec l’aéroclub peuvent suivre des cours d’aéronautique qui débouchent en fin d’année scolaire sur un examen, le B.I.A.
L’effectif actuel de l’aéro-club est de 90 membres pour 80 pilotes licenciés environ.
Nous sommes fiers de compter dans nos rangs Julien Chérioux, vice-champion du monde 2008, champion d’Europe et de France en titre de rallye aérien. Julien Chérioux est l’un des instructeurs du club.
Pour s’inscrire : cotisation club et licence fédérale FFA Age minimum pour commencer une formation de pilote : 15 ans.
Horaires
Les membres de l’aéroclub sont présents le samedi et le dimanche après-midi.
Possibilité de baptêmes de l'air tous les week-ends et sur rendez-vous en semaine.
Contact
Aéroclub du Giennois
Philippe Chérioux, président
Aérodrome de Briare-Chatillon
45250 Briare
Tél. : 02 38 31 18 70
Email : acgiennois@orange.fr
Site : http://acgiennois.monsite.wanadoo.fr
Historique de l’aérodrome

Après la guerre de 14-18, les réseaux de communication connaissent une expansion rapide. Le chemin de fer, puis l’automobile se développent. L’aviation impose également sa présence.
C’est en avril 1936 que le terrain situé à proximité des fermes de la Châtre et de la Chabinerie à Briare fut choisi pour l’implantation d’un terrain d’aviation militaire en raison de la consistance du terrain et de lignes d’envol remarquablement dégagées.
En septembre 1939, il fut occupé par le 2e groupe de la 51e escadre, équipé d’avions Bloch 210 puis à partir d’avril 1940, de petits Bréguets 693 armés de 6 bombes de 50 kg.
Quelques mois plus tard, un évènement exceptionnel viendra donner une certaine célébrité à l’aérodrome de Briare. Alors que le gouvernement français et son administration se replient sur Tours et les châteaux environnants début juin 1940, le général Weygand, nouveau chef des armées françaises, a installé son quartier général sur le domaine de Vaugereau à Briare. Son cabinet occupe le château du Muguet à Breteau. Devant les évènements qui se précipitent et la percée allemande, Winston Churchill provoque une réunion du conseil suprême interallié et charge Paul Reynaud de l’organiser. Ce conseil fut créé au début de la seconde guerre mondiale pour superviser la stratégie militaire conjointe entre la France et le Royaume-Uni. Cette réunion a lieu les 11 et 12 juin 1940 au château du Muguet.
Le 11 juin 1940, le Premier Ministre britannique Winston Churchill se pose sur l’aérodrome de Briare dans son flamingo jaune escorté de douze hurricane Il est accompagné par Sir Antony Eden, ministre de la guerre, les Généraux Dill, Ismay et Spears ainsi que le capitaine Berkeley. La France est représentée par le président du conseil Paul Reynaud, le Maréchal Pétain, vice-président du conseil, le Général Weygand, le Général Georges, le Général De Gaulle, sous-secrétaire d’Etat à la guerre et l’Amiral Darlan. Certains ont relaté cette réunion comme un affrontement franco-britannique, mais l’histoire retiendra qu’à Breteau, se sont reconnus deux hommes ayant la même volonté de poursuivre le combat et que l’esprit de la France libre est peut-être né au cours de ces deux journées.
La suite est connue de tous. Le Général De Gaulle s’envole pour Londres le 17 juin depuis Bordeaux avec le Général Spears et lance son appel le lendemain, 18 juin 1940.
Après l’invasion, les allemands ne purent utiliser le terrain de Briare suite à d’innombrables sabotages. Ils durent se contenter de le rendre inutilisable pour un éventuel atterrissage d’avions français ou alliés en y entassant les carcasses de voitures abandonnées le long des routes.
Après la libération, le terrain peut être rendu à sa vocation première et c’est alors qu’a germée l’idée de la création d’un aéro-club. Pour des raisons liées à la fin de la guerre, deux aéro-clubs se constituent : l’aéro-club de Gien et l’aéro-club Libération.
A la demande de la Fédération Nationale des Sports Aériens reconstituée le 8 octobre 1945 est constitué l’actuel Aéroclub du Giennois dont les statuts ont été déposés en Sous-préfecture de Montargis le 9 novembre 1945.
Depuis cette date le club a connu 6 présidents et fait l’acquisition de 25 avions.
