Châtillon-sur-Loire
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Castellio

Castellio est une association historique créée en 1986. Elle a pour objectif de mieux connaître, de mettre en valeur et de faire partager l’histoire de la Ville. Les missions que se sont fixées ses membres portent sur la recherche, la sauvegarde, la valorisation du patrimoine en matière de préhistoire, d’histoire, d’archéologie et des richesses culturelles et naturelles de Châtillon-sur-Loire et de ses environs.
Le nom de l’Association est emprunté à l’appellation ancienne de Châtillon-sur-Loire, “Castellio Supra Ligerim”. Castellio partage le fruit de ses travaux à travers des conférences, des expositions, des publications et des visites. Castellio a conçu et réalisé une salle municipale consacrée à l’histoire de Châtillon-sur-Loire et une série de plaques installées sur les bâtiments et en des lieux, existants ou disparus, qui témoignent de l’histoire de la Ville.
L’Association a également oeuvré au classement et à la restauration du Décalogue, un tableau de 1636 qui orne le temple de Châtillon.

Châtillon-sur-Loire : La rue des Prés en 1849
(aquarelle de Charles Pensée, 1799-1871)
Tarifs

Adhésion à l'année : 10 euros

Bureau

Guy Brucy, Président
Pierre Le Meur, Trésorier
Martine Rougemaille et Colette Baron, Secrétaires

Contact

Guy Brucy, Président
“Le Colombier”
45 360 Châtillon-sur-Loire
Tél. : 02 36 48 90 22
Email. : guybrucy45@gmail.com

“Drapeaux et bannières : témoins d’une société disparue”

Chatillon sur Loire - Catellio

Les drapeaux et les bannières sont les témoins d’une histoire, d’une appartenance, d’une croyance. Ils sont actuellement le thème de l’exposition proposée par l’association historique “Castellio” à l’Espace culturel municipal. A découvrir !

Grâce aux recherches des membres de l’association Castellio et aux explications de Guy Brucy, vous en saurez maintenant un peu plus sur les différents drapeaux de Châtillon. Dix-sept d’entre eux sont exposés à l’Espace culturel et tous sont accompagnés d’un texte explicatif qui rappelle l’histoire de ces témoins d’une société disparue.
Ainsi, vous avez pu ou pourrez découvrir les drapeaux de l’Union musicale (association qui perdure aujourd’hui), de la société de secours mutuels, des sapeurs-pompiers et bien d’autres...
Des drapeaux qui permettaient la reconnaissance de chaque société mais qui affichaient également les valeurs de chacune d’entre elles.
Pour compléter cette exposition très enrichissante, Guy Brucy tenait vendredi 28 février, une conférence sur le sujet.
C’est alors que nous avons appris que les drapeaux et bannières étaient étroitement liés aux saints. Chaque société, chaque confrérie vouait un saint. Saint-Vincent pour les vignerons par exemple, saint-Eloi pour les artisans et les forgerons. Ce saint est toujours célébré à Châtillon par l’association “Les Bons vivants de Chanoy” qui organise la fête de la saint-Eloi chaque année à la fin du mois de novembre.
Ces saints étaient le lien entre la divinité et le commun des mortels. Une sorte d’exemple à suivre auquel les populations ont eu le besoin de se rattacher. Aujourd’hui encore, les saints ont une place importante dans certaines traditions.
La fête de la saint-Patrick en Irlande, par exemple, la saint-Nicolas fêtée en Europe du nord, de l’est et dans certaines régions de France.
Comment parler de drapeaux sans parler de Marianne ?
Guy Brucy nous a alors expliqué et montré, en images, les différentes apparences de Marianne qui aurait existé après avoir été nommée dans un chant populaire occitan.
Elle a été représentée avec ou sans son bonnet, en fonction des tableaux et des époques, tantôt féminine, tantôt masculine. De multiples représentations de Marianne ont été proposées.
Elle est aujourd’hui une figure symbolique de la République française sous l’apparence d’une femme coiffée d’un bonnet phrygien.
Il y a 200 ans, on a choisi une femme comme figure de la France, ce n’est que 150 ans plus tard qu’on leur autorisa le droit de vote...


L’association “Castellio” et Guy Brucy, sur tous les ponts...

Voilà plus de 30 ans que l’association “Castellio” partage ses connaissances sur l’histoire de Châtillon. C’est en 1986 qu’un groupe d’amis donne naissance à l’Association. Trente-quatre ans plus tard, “Castellio” continue à nous fasciner...

C’est aujourd’hui Guy Brucy, historien et professeur des universités, qui préside l’Association. Il en est membre depuis ses débuts. A l’époque, c’est un groupe d’amis notamment, Christophe Joneau et Claude Roblin, qui ont créé “Castellio” et ont fait appel aux connaissances de Guy Brucy.
Ce dernier a suivi une formation d’historien à l'université et est diplômé d’un doctorat d’histoire. Il a d’abord été professeur d’histoire au collège de Châtillon puis en lycée technique. Il a aussi été inspecteur de l’Education nationale et a terminé sa carrière comme professeur des universités à Amiens.
Désormais, il met ses connaissances au profit du public en animant des conférences à Châtillon et aux alentour.
“J’ai toujours aimé l’histoire depuis que je suis enfant”, explique-t-il.
Son implication dans “Castellio” permet d’apporter les qualifications du métier d’historien et de les partager. Son intérêt : produire et partager un savoir grâce à des revues, des livres, des conférences. Il a travaillé en duo et en trio avec Christophe Joneau et Raymond Velleret, membres de l’Association, à la réalisation de nombreux livres. “Un fleuve, deux canaux” : le dernier en date.
A travers tout cela, il souhaite, comme il le dit : “Faire de la bonne vulgarisation”. C’est-à-dire réussir à rendre facilement accessibles des faits qui sont scientifiquement construits”.
Il s’adapte au public et met son métier au service de l’histoire locale. Avant de vous présenter une conférence, il effectue des recherches importantes auprès des archives départementales et nationales, par exemple.
C’est justement ce qu’il a fait pour sa dernière conférence. Celle-ci mettait en lumière les ponts à Châtillon.
Il a donc commencé sa conférence en expliquant que rien ne prédestinait Châtillon à avoir un pont. Et pourtant...
Grâce à un maire visionnaire, François Champault, à la situation géographique de la Ville par rapport à de grands axes, à la politique de l’Etat qui encourageait à créer des ponts suspendus et à une volonté de l’ingénieur de l’époque, Marie-Noël Lejeune, en charge de la réalisation du vieux canal, la construction du pont a commencé en 1835.
Construit par l’entreprise des frères Seguin, des pointures dans le domaine qui avait déjà à leur actif la construction de 40 ponts suspendus, Châtillon a vu son pont terminé en 1841.
Le jour de l’inauguration, la population a manifesté pour que l’ouvrage porte le nom de l’ingénieur. Notre pont actuel est donc toujours le pont “Marie-Noël Lejeune”.
En 1846, ce pont a été entièrement détruit par la crue de la Loire, il a été reconstruit puis de nouveau emporté par la crue en 1856. En 1870, il a été détruit pendant la guerre et reconstruit en 1872. Cette fois-ci, il reste en place pendant 59 ans et subi des travaux de réhabilitation en 1931. Il est alors élargi et le béton vient alors remplacer le bois qui le composait jusqu’à lors.
Il est de nouveau détruit par la guerre le 17 juin 1940. Des passerelles sont alors construites à cinq reprises toutes emportées par la Loire. En 1944, une passerelle provisoire prend place jusqu’en 1951.
C’est à cette date qu’un nouveau pont sera construit par l’entreprise Baudin Châteauneuf, actuellement en charge des travaux de réhabilitation.
Cette dernière construction est celle que l’on connaît aujourd’hui.
Sa conférence a été étayée par de nombreuses photographies, images mais aussi par des tableaux et, pour finir sur une note d’humour, par les montages réalisés par Alain Breuzé, correspondant pour le “Journal de Gien”.

Guy Brucy prépare déjà sa prochaine conférence dans le cadre de l’exposition “Drapeaux et bannières” qui aura lieu du 22 février au 21 mars à l’Espace culturel.
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