Programme des expositions de l’Espace culturel
A Châtillon-sur-Loire, les peintres font le printemps. Interview de Pieter Waelkens
Du 28 avril au 20 mai 2012, l’Espace culturel de Châtillon-sur-Loire accueille la 37e
Exposition de printemps. Organisée par l’Amicale des Peintres du printemps,
l’exposition regroupe les oeuvres de vingt-quatre peintres de la région, dont dix sont
membres de l’Amicale. Deux artistes invités, la peintre et graveuse Elisabetta Rigantiet le sculpteur animalier Eric Bonnin, sont les parrains de cette 37e édition.
Interview de Pieter Waelkens, animateur de l’atelier des Peintres du printemps.
Chaque vendredi, depuis 2006, des peintres de Châtillon-sur-Loire et de la région se
retrouvent dans les locaux de l’ancienne perception, rue de Beaulieu, pour peindre et créer
ensemble sous l’oeil attentif du peintre Pieter Waelkens qui les conseille.
Ancien professeur de peinture et de dessin, le Flamand Pieter Waelkens est diplômé des
Beaux-arts belges. Avant de prendre sa retraite à Briare, il a enseigné son art en Belgique à
des élèves de collège et à des adultes dans le cadre des Académies de Beaux-arts.
Interview.
Pieter Waelkens, comment devient-on animateur de l’atelier des Peintres du Printemps à Châtillon-sur-Loire lorsqu’on est un peintre flamand ?
- J’étais venu en vacances dans la région en 2002, j’ai trouvé une maison à Briare et j’ai décidé de m’installer là. A la suite de la visite d’une exposition des peintres de Châtillon-sur- Loire, j’ai demandé si je pouvais exposer et si je pouvais travailler avec eux. On m’a répondu : « Tu peux commencer tout de suite ». Ensuite, comme j’étais le seul professionnel du groupe, j’ai proposé de donner des conseils. Et voilà…
Que vous attachez-vous à transmettre aux peintres qui fréquentent l’atelier ?
-Pour moi, la peinture n’est pas un passe-temps, c’est un travail de création. Il n’est pas question de copier des photos par exemple, ce que font beaucoup de peintres dans les associations, mais il faut transposer la nature pour donner naissance à autre chose : une peinture. Je ne recherche pas la technique, mais l’art. Il faut être créatif, et pas reproductifs. Il faut trouver sa touche personnelle. C’est dur de créer, de ne pas retomber d’une manière ou d’une autre dans la copie. Et c’est dur de diriger la création. J’essaie d’élever le niveau des peintres et je les vois qui progressent. C’est ma joie et ma souffrance !
Y a-t-il un style « Peintres du Printemps » ?
- Non. Mais je propose parfois de faire des exercices tous ensemble, même si tout le monde ne les fait pas. Par exemple, je demande de chercher le rythme d’une foule, de le traduire en touches, en groupes de touches foncées et claires, puis de les relier entre eux pour trouver l’unité du tableau.
L’exposition annuelle de printemps est-elle le point culminant du travail de l’atelier ?
- C’est le moment le plus important de l’année. Cela nous oblige à travailler suffisamment pour avoir de nouvelles choses à montrer chaque année.
Prévoyez-vous d’exposer votre travail personnel prochainement ?
- J’ai exposé en 2008 à Châtillon-sur-Loire. C’était une rétrospective avec des portraits, des paysages, des compositions, des natures mortes… J’aimerais exposer à nouveau d’ici deux ans, des paysages d’Auvergne abstraits en grand format. Et je participe bien sûr à la prochaine exposition de Printemps.
Romain Beaumont explore la « România », interview
Du samedi 17 mars au dimanche 22 avril, Romain Beaumont installe sa « România » à l’Espace culturel. Photographe bien connu à Châtillon-sur-Loire (il y a déjà exposé trois fois et ses grands parents tenaient le Modern Cinéma), il revient en terrain conquis avec une étonnante exposition de photos saisies au cours de ses voyages successifs en Roumanie. Lire l’interview de Romain Beaumont…
Les photographies de musiciens, d’arbres torturés et d’enfants lecteurs de Romain Beaumont ont été exposées à de nombreuses reprises en Loire-Atlantique, à Paris et dans le Loiret (à Châtillon-sur-Loire, Gien, Briare, Saint-Brisson-sur-Loire). En 2010, le château de Trousse-Barrière à Briare lui a consacré une exposition rétrospective. En 2011, il a publié « Au coeur du Journal de Gien », un livre de photographies et d’entretiens réalisé à quatre mains avec Virginie Brancotte.
Pour cette nouvelle exposition à Châtillon-sur-Loire, le photographe a choisi de nous emmener en Roumanie…
Interview
Pourquoi la Roumanie ?
- L’Est de l’Europe est à la fois proche de nous et totalement dépaysant. La Roumanie a l’avantage d’être accessible en voiture et la langue roumaine, qui est une langue latine, est facile à apprendre. Nous n’aurions pas pu communiquer autant avec les gens en Hongrie ou en Pologne. Mon premier voyage en Roumanie remonte à 2004. J’y suis retourné, avec ma famille, en 2008, 2010 et 2011 en camionnette aménagée.
Qu’avez-vous aimé photographier en Roumanie ?
- Je fais des photos partout où je vais ! Mais ce qui est différent en Roumanie, c’est que, dès que tu rencontres quelqu’un, on s’attable ou on s’assoit sur un bout de marches dans un escalier et on discute. Facilement, on te dit « Viens chez moi », « Viens voir, il se passe ça, ça va t’intéresser ». C’est comme ça qu’on a été invités à des funérailles. Quand des gens partent faire le foin, je vais les aider et je fais des photos. C’est la première fois que je peux vraiment prendre le temps de créer des contacts avant de photographier.
Si vous deviez garder une image de Roumanie, laquelle garderiez-vous ?
- Je garderais la photo du gars au téléphone devant sa cabane. Il a arrêté de travailler pour boire une bière avec moi. Sa femme arrive et lui file une rouste ! Et le gars se marre. Je raconte cette histoire et plein d’autres dans l’exposition. Ce qui me plaît en Roumanie, c’est une forme de simplicité. Ici, en France, ce n’est pas possible de dire à son voisin « Viens, on va faire un pique-nique » et puis y aller tout simplement, sans histoire de magasins, de parkings, d’horaires. Là-bas, si. J’apprécie cette légèreté même si je ne suis pas dupe. En Roumanie, nous, nous sommes en vacances, je n’aimerais pas forcément habiter là-bas. Et surtout pas en hiver…
Vos projets pour les mois à venir ?
- Beaucoup de choses ! Et peut-être un livre qui rassemblerait les photos de Roumanie et toutes les anecdotes qui leur sont liées. Pendant notre dernier voyage, nous avions créé un blog avec ma femme et nous l’avions baptisé « La Roumanerie », c’était une préfiguration du livre que nous avons envie de faire.
Pour retrouver toutes les photos de Romain Beaumont : romainbeaumont.com
Accès
En semaine l’accès à l’Espace Culturel se fait par l’Office de Tourisme. le dimanche l’accès se fait par le sas vitré situé entre la Mairie et l’Office de Tourisme.
Horaires
De septembre à juin (sauf entre deux expositions)
du mardi au samedi, de 10 heures à 12 heures et de 13h30 à 17 heures
dimanche de 15 heures à 18 heures
En juillet et août (sauf entre deux expositions
du lundi au samedi, de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures
dimanche de 15 heures à 18 heures
Personne à contacter pour exposer
Gérard Galfano, adjoint responsable de la culture
Mairie
Place de l’Hôtel de Ville
45360 Châtillon sur Loire
Tél. : 02 38 31 40 54
